SAVE THE DATE : Salon de l’Agriculture 2022 du 26 février au 6 mars

Historique de l’association

Contexte et dates-clés

1899 : Reconnaissance de la race Ferrandaise

La race Ferrandaise est reconnue en tant que race pure, avec la robe pie-rouge dite "barrée rouge" la seule admise.

1902 : Premier concours pour la race Ferrandaise

Déroulement du premier concours spécial de la race bovine Ferrandaise, puis chaque année ou presque, un concours spécial est organisé en alternance entre l’arrondissement d’Ambert et celui de Clermont-Ferrand.

1905 : Création du Herd-Book

Le Herd-Book ne fut crée qu'en 1905 et en 1906 la Ferrandaise eut sa section spéciale au Concours Agricole de Paris. On compte alors environ 150 000 femelles en Auvergne.

1950-70 : Fort déclin de la race

L’histoire de la Ferrandaise se poursuit de manière chaotique : exclusion de la race des programmes de sélection, spécialisation laitière et mécanisation de l'agriculture. La race est alors en voie de disparition et les effectifs tombent à 150 femelles dans les années 70-80.

1978 : Création de l'association

C’est ainsi que se crée en 1978, l’ « Association de Sauvegarde de la race bovine Ferrandaise », ayant pour premier objectif la conservation d’un patrimoine génétique diversifié. Le deuxième objectif étant de rajeunir le troupeau Ferrandais et d’augmenter progressivement les effectifs.

2020 : Développement de la race

En 2020, on dénombre plus de 3500 femelles et près de 550 détenteurs de la race Ferrandaise. La race est sur la voie de la sauvegarde.

La Ferrandaise

1976, une prise de conscience

La prise de conscience de la disparition de certaines races bovines françaises a démarré au début des années soixante-dix. Il a fallu attendre 1976 pour que des mesures effectives émanant essentiellement du Ministère de l’Agriculture voient le jour.

A cette époque, Laurent AVON, technicien à l’Institut de l’Elevage, a beaucoup œuvré pour sauver la race Ferrandaise. Il a d’abord fallu prospecter sur le terrain et faire l’inventaire des animaux encore existants. Il a ensuite fallu remotiver les éleveurs, car avoir des Ferrandaises, c’était un choix à assumer, comme l’ont souligné Gérard PRUGNE et Michel GAUTHIER : « ils nous prenaient pour des fous, dans un contexte où il fallait produire. Il fallait être têtu et motivé », « on était des Gaulois au départ dans les années 75 ».

Convaincus des capacités de la race et soucieux de préserver une diversité domestique et un patrimoine local, ces éleveurs férus de leurs belles Ferrandaises décident d’agir pour endiguer la disparition de la race. Ils se sont ainsi rassemblés en 1978, pour créer l’Association de Sauvegarde de la race bovine Ferrandaise, soutenus par le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne et l’Institut de l’Elevage. Leurs objectifs étaient de conserver un patrimoine génétique diversifié, de rajeunir les troupeaux Ferrandais et d’augmenter progressivement les effectifs.


2020, mission accomplie !

45 ans plus tard, c’est mission accomplie pour cette poignée d’éleveurs aujourd’hui à la retraite ou presque. Si dans les années 1990 la race enregistrait 198 femelles, l’inventaire de 2020 en comptabilise près de 3 500 ! Un nombre qui a doublé en 10 ans.  Ces résultats s’accompagnent d’une augmentation du nombre d’éleveurs. La race Ferrandaise est présente dans 540 élevages en 2020 dont plus de la moitié sont localisés dans les départements du Puy-de-Dôme, de la Loire, de la Haute-Loire et du Cantal.

Pour l’Association, c’est aussi une belle avancée puisqu’elle réunit aujourd’hui près de 130 éleveurs adhérents. Elle regroupe différentes générations d’éleveurs et poursuit aujourd’hui l’objectif principal de favoriser les projets d’installation en développant la race et ses produits.

De la sauvegarde, la Ferrandaise passe peu à peu à une phase de développement et de valorisation.