LA FERRANDAISE
Site de l'Association de
sauvegarde de la race
 
D’après ces deux citations, datant de la période à laquelle la race est en pleine essors : 150.000 femelles environs, on comprend bien l’origine très ancienne de cette race.

Pourtant, ce n’est qu’en 1899 que la race Ferrandaise est reconnue en tant que race pure, avec la robe pie-rouge dite "barrée rouge" la seule admise.
En 1902 a lieu le premier concours spécial de la race bovine Ferrandaise, puis chaque année ou presque, un concours spécial est organisé en alternance entre l’arrondissement d’Ambert et celui de Clermont-Ferrand.
Le Herd-Book ne fut crée qu'en 1905 et en 1906 la Ferrandaise eut sa section spéciale au Concours Agricole de Paris.

L’histoire et le chemin de la Ferrandaise se poursuivent ensuite de manière chaotique puisque les effectifs atteignent 150 femelles dans les années 70-80. La race est alors en voie de disparition.

C’est ainsi que se créer en 1977, l’ « association de sauvegarde de la race bovine Ferrandaise », ayant pour premier objectif la conservation d’un patrimoine génétique diversifié. Le deuxième objectif étant de rajeunir le troupeau Ferrandais et d’augmenter progressivement les effectifs.



Quelques dates
1863 : 1ère fois qu’elle se trouve classée dans les concours régionaux, elle a sa catégorie spéciale, la 2ème après la Salers.

1886 : elle a encore sa catégorie spéciale, la 6 ème

1895 : pas de catégorie spéciale, elle se trouve dans la catégorie des races française diverses
Marchoise : 60.000 sujets
Mézenc : 20.000 sujets
Ferrandaise : 150.000 sujets

1899 : début de la création du Herd-Book officiel de la race bovine Ferrandaise ou « livre généalogique de la race », finalisé en 1905.

1902 : 1er concours spécial de la race bovine Ferrandaise 
pt_encadre_historique_1
« la race Ferrandaise est une race autochtone qui est connue et élevée dans les parties montagneuses de Clermont Ferrand et d’Ambert depuis un temps immémorial »

P.Gillin
Professeur départemental d’agriculture du Puy de Dôme
Considération sur l’origine et les aptitudes de la race bovine Ferrandaise. 1908.
pt_encadre_historique_2
« il est indéniable que depuis un temps immémorial il existait de très beaux animaux appelés ferrandais, dont le couleur était pie noire ou pie rouge »


Victor.Pitiot
Docteur vétérinaire
Etude sur la race bovine Ferrandaise. 1928.
Extrait d'un document rédigé par Laurent AVON, Institut de l'élevage, 20/08/2007
pt_encadre_extrait_historique_laurent_avon
L'abbé de Pradt fut le premier à la décrire au tout début du XIX° siècle. Il en fait la race de la "Limagne" et tente des croisements sans suite avec la race suisse Fribourgeoise. C'est vers 1860 que le vocable "Ferrandaise", parmi beaucoup d'autres, a commencé à s'imposer.
La race a eu beaucoup de peine à être admise car ses robes "bigarrées", avec autant d'animaux pie-noir que pie-rouge, semblaient être un indice d'impureté et d'imperfection à une époque où l'uniformité du type était considérée comme l'idéal de la sélection.
[...]
[...] En 1945, on comptait 110 syndicat d'élevage. La race fut à son apogée entre les deux guerres. Elle comptait 80 000 vaches et faisait l'objet d'un commerce important [...].
Aprés la guerre, bien qu'amoindrie, la race comptait encore plusieurs milliers de sujets. Le déclin s'accéléra au début des années 60 à cause des campagnes de prophylaxie et l'abandon de la traction animale qui favorisèrent l'introduction d'autres races. Alors que l'insémination artificielle se développait, les taureaux Ferrandais n'y furent pas admis. Le croisement industriel Charolais pris également beaucoup d'ampleur, handicapant encore davantage le renouvellement du cheptel.
 
Historique des actions de conservation depuis la création de l'association
(Source: document "La race bovine Ferrandaise" Laurent AVON, Institut de l'Elevage, 20/08/2007)
 
pt_encadre_historique_collecte_semences
Collecte des semences

1978
: seul JOLIE-COEUR fut prélevé car répondant aux exigences sanitaires et fut mis en service l'année suivante.
1981 : GERANIUM (apparenté au premier) est collecté.
1983 : VULCAIN 2 et PIGEON, fils de deux taureaux repérés en 1978 mais qui n'avaient pas pu être collectés pour des raisons sanitaires.
REVEIL et UNIQUE suivirent.

Des inséminations sur de vieilles vaches de bonne qualité et bien typées ont permis ensuite de créer des fils et petits fils de ces taureaux, décalés génétiquement entre eux par leur mère ou grand-mère.
Ce travail de collecte, soutenue par le Ministère de l'Agriculture et le Conseil Général du Puy-de-Dôme, a permis qu'aujourd'hui 31 taureaux sont disponibles à GENESIA pour l'insémination et représentent une diversité génétique satisfaisante qui exclut les risques de consanguinité.
 
pt_encadre_historique_livre_genealogique
Livre généalogique de la race

1981
: un fichier exhaustif des animaux est tenue par l'Institut de l'élevage. Tout éleveur, même ne possédant qu'une seule vache, est pris en compte, chaque animal est important.

Les débuts furent difficiles car beaucoup de vaches étaient très âgées. Ainsi, l'effectif descendit à moins de 150 vaches. Beaucoup de mères à taureaux furent perdues car JOLIE-COEUR a longtemps été seul opérationnel.
Ce n'est qu'avec VULCAIN 2, PIGEON, REVEIL et UNIQUE que la race a pu desserrer l'étau génétique qui la menaçait.

La liste des propriétaires et des animaux est mise à jour chaque année par l'Institut de l'élevage et est communiquée aux éleveurs.

fin 2009 : la race compte 1415 femelles dont 966 de plus de 2 ans chez 238 propriétaires.
L'ATTELAGE
La polyvalence des Ferrandaises d'aujourd'hui , l'était encore plus dans les années 30 puisqu'en plus de produire du lait ou d'élever son veau, la vache Ferrandaise servait au travail. (débardage, labour, récolte...)

En Limagne, les paysans utilisaient des boeufs Ferrandais, ils étaient très réputés pour leur endurance au travail et leur maniabilité, on les appelé les "moteurs Ferrandais" (ancêtres de nos tracteurs !).

Aujourd'hui, des vaches ou des boeufs sont encore attelés à l'occasion de certaines manifestations ou, plus rarement, pour le travail.
Il est important, pour les nouvelles générations, de ne pas perdre ce savoir-faire de l'attelage.
 

pt_encadre_historique_3
Rassemblement du Monestier en 2005
pt_encadre_historique_4
Rassemblement du Monestier en 2005
pt_encadre_historique_5
Fête de la vache Nantaise, septembre 2007
Créer un site avec WebSelf
Photographes: Mignot, Lescur, Alexandre, éleveurs